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NOTE D’INFORMATION
Décembre 1998
Menée conjointement par les ministères des Transports fédéral,
provinciaux et territoriaux, l’étude sur la Politique routière nationale avait pour but de mettre à jour les résultats de travaux exécutés à la fin de la dernière décennie et visant à la fois à déterminer les coûts d’amélioration d’un réseau de 25 000 kilomètres de routes
interprovinciales et internationales clés et à en réduire la congestion.
L’étude sur la Politique routière nationale inclut trois rapports techniques :
- Mise à jour de 1997 sur l’état du réseau routier national et les
besoins connexes en investissements;
- Incidences économiques d’un réseau routier national efficient
(trois volumes : Sommaire; Examen de la documentation et des expériences internationales; Bibliographie annotée);
- Analyse des avantages du réseau routier national pour les usagers de la route (deux volumes : Rapport final; Appendices).
Les principales conclusions du rapport d’étude sont les suivantes :
Depuis 1988, les paliers supérieurs de gouvernement ont investi,
dans l’amélioration des immobilisations et dans l’entretien du
réseau routier national, au-delà de 8 milliards et de 3 milliards de
dollars, respectivement; les dépenses annuelles engagées à
l’appui de ce réseau sont présentement du double de ce qu’elles
étaient en 1988.
Bien que des investissements accrus aient permis d’en corriger
certaines lacunes, en règle générale l’état du réseau routier
national ne s’est pas amélioré depuis 1988. À la lumière des
critères minimaux de conception et d’exploitation établis en 1988,
il appert en effet que la proportion du réseau présentant des
déficiences au plan de la rugosité/des inégalités des chaussées
ainsi que des vitesses de circulation et de la capacité de service
des routes visées a augmenté d’environ 30 %.
Le montant des dépenses à engager aux fins de corriger toutes
ces déficiences du réseau routier national est estimé à 17,4
milliards de dollars (dollars de 1997). Contrairement à la
procédure appliquée en 1989, ce montant estimatif mis à jour
englobe les coûts associés aux améliorations nécessaires de la
capacité des autoroutes existantes à quatre voies ou plus.
Bien que les besoins en améliorations des routes aient diminué
légèrement dans l’Est du Canada, les dépenses à engager à ce
titre dans le Centre et l’Ouest du pays sont généralement
supérieures de 30 à 50 % aux prévisions établies à cet égard en
1989.
Les incidences et les avantages associés à l’amélioration du
réseau routier national ont largement gagné en importance,
notamment en raison des problèmes plus aigus de congestion
dont sont victimes les principales liaisons routières dudit réseau.
Sur une période de 25 ans, la valeur actualisée des avantages
que procurerait un programme d’investissement dans le réseau
routier national est estimée à plus de 30 milliards de dollars. Ces
avantages s’entendent notamment :
d’une économie de 22 milliards de dollars au titre des
temps de déplacement;
d’améliorations de la sécurité routière évaluées à 5,8
milliards de dollars;
d’une réduction des coûts d’exploitation des véhicules de
2,9 milliards de dollars;
d’avantages associés au réseau et évalués à 1,3 milliard
de dollars.
Calculée en se fondant sur une période d’évaluation des
avantages résultants de 25 ans et en appliquant un taux
d’escompte de 5 %, la valeur actualisée nette (VAN) des
investissements en capitaux nécessaires à l’amélioration du
réseau routier national a été estimée à environ 13,1 milliards de
dollars.
L’atténuation de la congestion des routes et l’application de
normes conceptuelles améliorées devraient contribuer à réduire
de 247 et de 16 000 par année, respectivement, le nombre des
accidents avec décès et celui des accidents avec blessures.
La diminution de la congestion de la circulation et l’amélioration
du niveau de service du réseau routier national devraient
contribuer à réduire de près de 236 millions de litres la
consommation annuelle de carburant.
L’examen de la documentation pertinente et l’analyse des
expériences de la collectivité internationale en la matière
démontrent clairement que les investissements dans les réseaux
routiers peuvent contribuer de façon marquée à la croissance de
la productivité et au développement économique. Au Canada, la
croissance annuelle de la productivité n’a cessé de décliner
depuis les années 60, passant de 2,4 %, au cours de la période de
1960 à 1969, à -0,08 %, de 1990 à 1996.
Les conclusions dérivées de l’analyse de la documentation et des expériences de la collectivité internationale expliquent clairement pourquoi les États qui sont au nombre des principaux concurrents du Canada consacrent de plus en plus d’argent à la construction et à l’entretien des routes, le tout à l’appui de leur croissance économique.
Des copies de ce rapport et de la documentation y afférente peuvent être obtenues du Secrétariat du Conseil des ministres responsables des transports et de la sécurité routière.
Le rapport est aussi disponible sur le site Internet à l’adresse suivante :
www.comt.ca/reports/sumrepf.pdf.
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